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La sainteté

- Bienheureux Louis et Zélie Martin (ils sont les parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la sainte Face et de ses quatre sœurs, toutes religieuses)
La sainteté concrète a pour chacun de nous une forme particulière. Il n’y a pas de standardisation dans le Royaume de Dieu. Dieu ne connaît pas le robot qui marche. On pourrait en faire des millions… Ici, non, nous sommes tous différents : Dieu a son dessein pour chacun de nous.
La sainteté consiste dans un état de pauvreté tel qu’à tout instant on soit obligé de tout demander à l’Esprit Saint, on soit dans sa dépendance, suspendu à son secours, convaincu que sans sa grâce, on ne peut rien faire.
Un saint vivant n’est pas immobile dans une niche et l’Esprit Saint ne le quitte pas dans les moments difficiles. La grande preuve de sainteté n’est pas de ne pas avoir de tentations ou de lassitudes, non, mais c’est de toujours marcher, de réagir, de monter vers Dieu.
Et cela n’est pas autre chose que la sainteté. C’est celle qui fut réalisée par les apôtres le jour de la Pentecôte. Ils devinrent des instruments parfaits de l’Esprit Saint, mis à sa disposition et en même temps ils furent sanctifiés par lui, par son action envahissante.
La sainteté peut être parfois voilée de tant de simplicité qu’elle n’apparaît pas. Elle peut l’être aussi par un défaut habituel qui n’a rien de volontaire et dont l’âme souffre la première en faisant aussi souffrir les autres. Un exercice de charité simple est donc d’adorer, de se recueillir devant l’Esprit Saint qui les habite.
Comment articuler la vie mystique ?
La vie mystique n’est pas un tout en soi. Elle ne prend sa véritable signification qu’en étant reliée à la vie de Foi, d’Espérance et de Charité qui constitue le cœur de la vie chrétienne. Il est important de situer clairement la vie mystique en dépendance de la vie théologale.
