
Comme le dit si bien Saint Jean de la Croix, lorsqu’on est arrivé au sommet de la montagne, il n’y a plus de chemin.
Alors, selon lui (et ce qu’il dit, par ailleurs, sur le chemin spirituel) « La raison humaine, la loi et la doctrine évangélique suffisent parfaitement pour se gouverner ».
La poésie semble particulièrement adaptée (et même un vecteur privilégié) pour décrire cette réalité : nous renvoyons, en particulier, aux poèmes de Saint Jean de la Croix et à ceux de Rûmi qui est un mystique soufi.
La poésie semble particulièrement bien adaptée pour décrire le Voir.
La mort
Cependant, aussi avancé que soit le mystique, la mort est pour lui l’unique moyen de vivre le passage absolu vers la vie divine. De là vient que l’on ne peut voir Dieu sans mourir. Cela explique une certaine incomplétude (une incomplétude radicale ?) de la vie de tout mystique en cette vie.
« C’est avec un sentiment de joie que j’entends sonner l’horloge, dans la pensée qu’une heure de ma vie vient de s’écouler, et qu’en conséquence, je suis un peu plus proche du moment de voir Dieu ». (Thérèse d’Avila)