
Ce cours aborde le thème de l’Union avec Dieu par amour (mariage spirituel, union transformante, participation à la Vie trinitaire...) et les « étapes » qui suivent : en fait, il y a tout un autre volet de vie qui s’ouvre [1] !
Ici, Marie est aussi abordée : Marie est, en effet, l’Epouse par excellence et le mystique qui est devenu l’Epouse accède (ou peut accéder) à Jésus en Marie (et pas simplement par Marie).

Ici, il faut mettre en garde contre deux dangers qui nous guettent face à l’analogie sponsale :
- une interprétation maximaliste qui déforme notre vision de Dieu en l’identifiant à l’homme (anthropomorphisme), voire en lui attribuant une sexualité. Cette interprétation (qui nous conduit droit à l’hérésie) conduit à considérer que les catégories liées à la nuptialité sont les seules à éclairer le mystère de Dieu. Le mystère de Dieu est transcendant et ne se limite pas à cette analogie : la Trinité n’est d’ailleurs pas décrite comme Père-Mère-Fils mais comme Père-Fils-Esprit ;
- une interprétation minimaliste, souvent motivée par un refus du corps, qui conduit à ramener cette analogie au niveau de la parabole, en l’assimilant par exemple au niveau de l’image du berger et de ses brebis. L’analogie est imparfaite - comme toute analogie - mais Jean-Paul II affirme que c’est la moins imparfaite (la Bible utilise nombre de métaphores pour décrire la relation de Dieu avec l’humanité : le Père et ses enfants, le maître et ses serviteurs, le berger et son troupeau, la vigneron et la vigne… - l’une d’entre elle trouve toutefois une résonance particulière : celle de la relation amoureuse, du Fiancé et de la Fiancée, celle de l’Époux et de l’Épouse…).

