
Avec la théologie affirmative, on entre dans le champ de l’intelligible conceptuel, de la raison discursive et donc du langage, nécessaire à la compréhension des notions ou idées sur Dieu. Comme celles-ci sont employées au départ dans l’Écriture puis transmises par la Tradition, cette théologie notionnelle s’en trouve totalement légitimée et, dès lors, il est même du devoir du théologien de commenter et d’expliquer toute ces notions issues de l’Écriture : Vie, Cause, Principe, etc.
De plus, le discours de la théologie affirmative se devra d’opérer du haut vers le bas, de telle sorte que les affirmations successives soient initialement fondées au plus proche de Dieu. Cet ordre descendant, c’est l’imitation du proodos, procession de l’immanence divine selon les degrés de la Création : Un ou Bien, Être, Vie, Intelligence... Cette descente qui, d’un côté, arrime la théologie affirmative au plus près de Dieu, de l’autre et au fur et à mesure de son éloignement, fait qu’elle tend à être de moins en moins vraie et épuise en quelque sorte sa propre possibilité.